1er Mystère douloureux (méditation inspirée)

1er mai 2020 – 9h55

 

Jésus, amené de Gethsémani à Sa condamnation

 

Gethsémani

La Cène terminée, Jésus et Ses apôtres se rendent à Gethsémani. Judas s’est absenté, on pourrait dire s’est abstenu, de la prière de fin de soirée. Qui dans cette joie d’être avec Jésus, comprend le mystère qu’ils côtoient et dont ils sont (nous sommes) bénéficiaires ? Heureux et confiants, ils dorment pendant que Jésus prie.

Ô mon Jésus, retiré Seul devant le Père Tu offres les 33 ans de Ton Incarnation et ces trois jours de la Passion, devant Toi, bien présents en Toi, montrent la grande décadence de l’homme, que Tu viens sauver, et son obstination à choisir les ténèbres et les souffrances pour l’éternité. Ta peine pour eux, Tes souffrances pour leur libération et l’anticipation de toutes ces misères, les Tiennes et celles de l’humanité deviennent insupportables mais Ton Amour persiste, Tu es le Rédempteur.

Qui, encore aujourd’hui, peut vraiment comprendre, accepter et s’associer à la Compassion de Jésus pour l’humanité ? Apprendre et vivre le vrai sens de la charité est encore trop souvent un mot plutôt qu’une réalité.

À peine éveillés, les apôtres voient arriver celui qui trahit et vend son Maître par un baiser. Jésus est saisi, amené. Ahuris, maladroits, ils sont dépossédés et écartés.

Dieu Seul est le Sauveur, Dieu Seul est l’accusé.

Jusqu’au bout de Sa décision l’Amour va l’accompagner.

Marie est là en cet Amour pour Lui, Le Tant Aimé, et pour nous, autant aimés. Seul l’Amour peut soutenir la Vie et ceux qui désirent vivre en cette Vraie Vie. Hélas, la haine s’oppose et, jusqu’à la Fin, l’antichrist s’acharnera à la destruction de l’Amour du Christ dans le cœur de l’homme pour obtenir la déchéance irrémédiable de l’homme.

 

Condamnation de Jésus

Mon Jésus sacrifié, Tu es Seul devant ce juge étranger qui d’ailleurs ne comprend pas, ne voit pas de motif en droit dans ce que demandent Tes accusateurs, Tes ennemis. Il voit bien, par contre, la haine et la détermination qu’ils ont à vouloir Te détruire. C’est pourquoi son hésitation, son indécision. Il constate aussi que Tu es Seul, abandonné et que Tu ne te défends pas.

Où sont ceux qui auraient pu témoigner de Ta Bonté ? Ils ont eu peur du mouvement de foule, du contrôle des autorités et de leur détermination éhontée de domination. Qui donc ne Te connait, qui n’a pas reçu de Dieu, où est le peuple choisi et choyé, préparé par le Père pour recevoir Son Messie ?

Tu es venu pour les sauver tous, en silence Tu accomplis. Ta Vie, Tu la donnes. Seul Toi peux nous sauver ! Tu es venu prendre la misère, les souffrances, vaincre le mal et la mort, nous libérer. Pourquoi l’homme se révèle-t-il si insouciant, irresponsable, passif et peureux au détriment de son bonheur que Tu lui offres ?

Tes apôtres sont consternés, bousculés dans la foule, inconnus mais inquiets. Ils prient chacun pour soi se voyant séparés, égarés sans moyens.

Judas panique, n’admet pas la gravité de son geste. Il argumente mais il est terrifié. Pourquoi as-tu perdu foi en Lui ? Lui qui t’a appris qu’Il aime et pardonne à ceux qui le demandent. Il t’a toujours soutenu, protégé. Il te connait, Il t’attendait. Un seul regard suffit parfois, tu le sais. Tu as fui, pris une autre voie. Sais-tu que ta fermeture à Sa grâce, ton refus d’être aimé, sont pour Lui parmi les plus grandes souffrances qu’Il accepte pour te guérir ? Pourquoi as-tu cédé au désespoir alors que Jésus donne la Vie ?

Ô mon Jésus, Ta mission fut dès la Création. Ton peuple préparé T’attendait, Toi le Messie. Tu n’as pas été reconnu. Le mal, installé en Ton peuple, l’a interdit. L’histoire se répète, certains de Tes choisis convoitent l’impossible mais continuent leur quête. Ils font tellement de tort aux Tiens, nous en étions prévenus. Mon Dieu, hâte la Fin.

Rares sont ceux qui voient l’œuvre de l’Humilité Divine et de l’Amour inconditionnel offerte pour nous faire grandir et Te rejoindre en Ta félicité. La plupart de nos contemporains aveuglés demeure et cultive leur imaginaire, cherche le spectaculaire et crie en s’identifiant, comme ceux au Calvaire : « Libérez Barabbas, il est notre frère. »

 

Marie, Mère du Sauveur, Mère du Salut, en ces temps de la Fin où tout s’accomplit, tu es devant nous, Mère et Co-rédemptrice. Tu n’iras pas devant les juges et bourreaux, impies et menteurs, pour témoigner de la Bonté de Dieu, Ton fils, Tout est accompli.

Tu es devant le Juge Divin équitable, magnanime et Père Éternel, intercédant pour chacun de Ses enfants. Ta parole est sagesse, épouse de l’Esprit Saint. Ton Cœur immaculé est miséricorde, associé au Cœur Sacré de Jésus pour le Salut du monde. Marie des Douleurs, tes souffrances sont incommensurables, proportionnées à ton Amour. Elles sont discrètes et jamais accusatrices. Tu désires notre Salut, tu nous appelles. Tu es Celle, sans dire un mot, qui chassera le mal et du talon écrasera la tête du serpent.

Prie pour nous Sainte Mère de Dieu.

 

Marie Catherine de l’Incarnation Rédemptrice, servante quelconque en la Divine Volonté du Tout-Puissant, Unique Dieu.