Le temps d’expiation, le Carême, est temps d’offrande, d’élévation vers le Père.

12 février 2020

16h26 : lecture

Les Nombres 28,20 ; 29, 1-11. – Le jour des expiations. Jeûner, ne faire aucun travail, jour d’holocauste.

J’ai hésité, résisté est le mot le plus juste, à faire cette lecture qui me paraissait lourde et trop longue. Je connaissais ces descriptions et je n’étais donc pas très réceptive à les relire. Par contre, je dois admettre que dans ce que Dieu nous demande, il n’y a rien d’inutile mais plutôt le contraire. Cela nous ouvre à la Lumière par un simple « Oui Seigneur ».

Voici le contenu de cette lecture. À cette époque, Yahvé organisait la marche de Son peuple préparant la venue du Messie, la réconciliation avec le Père et la libération de tout mal, libération vers laquelle nous allons avec encore trop de résistance.

Les moyens pris étaient, et sont toujours, à la mesure de leur culture et style de vie. Ces gens avaient la foi et, malgré leurs imperfections et leurs erreurs, ils étaient attentifs à la Parole de Dieu Père Créateur qui les guidait. Alors les demandes de Yahvé, dont les descriptions sont faites en ce texte biblique, sont relatives aux fêtes et préparations de ces fêtes et aussi de leurs obligations envers leur Créateur. Les fêtes chrétiennes sont en continuité du cheminement de ¨nos pères¨.

 

 

22h07 : dialogue et dictée

 

Parole de Jésus Christ :

    « Je te bénis Ma fille d’Amour, de Lumière et de Sainteté : du Père, du Fils et de l’Esprit Saint.

Vois comme les préoccupations de plusieurs de Mes enfants sont encore orientées sur le spectaculaire, l’intérêt de savoir le détail, la date précise, le nom même de la personne concernée dans telle ou telle prophétie ; avoir un «scoop» ! Sans se l’admettre beaucoup de personnes sont dans les valeurs du monde : l’ambition, la compétition. la division, étant à la recherche pour avoir l’exceptionnel et l’image sociale de la réussite et du savoir.

Les tribulations aideront Mes enfants à trouver une vie plus saine dépouillée de ces pressions et directives sociales inutiles qui ordonnaient leur vie. Déjà il y a des réflexions, au plan social, qui se sont imposées. Ces observations et remises en question faites sans Dieu demeurent en stagnation.
La constatation partielle du malaise, des frustrations vécues et des sévères inquiétudes s’amplifiant, reste superficielle et alors sans issue. Les sentiments d’impuissance et de découragement surgissent et, hélas, parfois conduisent (à la colère) au suicide. La souffrance de Mes enfants est grande et Je sollicite encore et encore vos prières de soutien et vos efforts de sacrifices afin que l’espérance renaisse en eux et les rende disponibles à la rencontre avec Dieu.

Mes chers enfants le temps d’expiation, le Carême, qui prépare à la Passion du Christ et à Sa résurrection, vécu en son sens profond et collectivement, assume en collaboration avec le Christ, l’Amour d’aider à la purification et la conversion pour soi-même et le prochain, par la prière, les offrandes, les sacrifices.

Inspirés de l’Esprit Saint, les petits et les grands groupes de prières sollicitent et s’associent au Ciel, dans la Communion des Saints, pour porter vers Dieu toutes les intentions et demandes pour le Salut du monde et pour rendre grâce à Dieu qui exauce et bénit Ses enfants.

Le temps d’expiation, le Carême, est temps d’offrande, d’élévation vers le Père. Cette offrande est celle de Gethsémani, don d’Amour, de Bonté et de bonne volonté ; offrande de la misère de l’Homme dans ses souffrances et ses craintes, dans ses espoirs, ses déceptions, ses échecs, ses découragements et ses péchés. L’offrande au Père est à la fois contrition pour soi et compassion pour le monde. C’est offrir au Père de porter, avec le Christ, la Croix de la misère du monde afin que la libération obtenue par la Rédemption soit sur tous sans exception.

Soyez Amour Mes enfants. Les mots expiations et Carême auront pour vous le sens profond du partage et de l’unification. L’expiation sera alors un sacrifice pur et sincère qui conduit à La Lumière de Pâques : ¨Exultet¨.

    

     Jésus Christ sur le chemin du Calvaire »

 

 

Je désire ajouter ici une anecdote que je considère reliée à l’offrande d’un petit sacrifice. Ces petites offrandes ou sacrifices dont on ne peut mesurer la nécessité. Est-ce pure fantaisie de raconter ceci ou enseignement ?

Lorsque j’étais enfant, ma ¨grande sœur¨ était allée en Europe et m’avait rapporté un bracelet d’Autriche. Ce type de bracelet sur lequel sont suspendues des pierre enlacées dans des fils d’argent. Adulte, ce bracelet me demeurait précieux sentimentalement. Et, un jour ma maison a été cambriolée et ce bracelet, évidemment, a disparu.

Il y a un an j’étais au Québec et j’ai vu un bracelet semblable, sans pierre. Je me suis informé du prix et me suis accordé un temps de réflexion. Le soir je faisais le projet d’acheter des médailles en argent pour garnir décemment ce si beau bracelet. Le lendemain matin dès la première heure je me suis rendue aux centres d’achat, il y en a trois ! Je cherchais où était ce comptoir. J’ai fait un aller-retour puis me souvenant j’accélérais le pas. Tout à coup j’eus une saisie, les larmes coulaient et j’étais émue. Alors je demande :

« Mais c’est Toi Jésus ? »
Il dit :
« Oui, toujours avec toi Ma Fille. » Il me bénit et me dit :
« Je veux te demander quelque chose. »
Je demeure attentive
« Veux-tu m’offrir un cadeau ? »
Empressée je dis « Oui ».
« Donne-Moi ce bracelet. »
Je suis toujours émue quand il m’arrive de raconter ou de me souvenir de cet instant.

Ce fut évidemment mon offrande, et avec quel plaisir ! Cette offrande était autant une libération des joies reçues que de la frustration du cambriolage et du sacrifice d’une petite chose qui devenait importante dans une mesure qui me dépasse.

Dieu se sert de tout pour tous.

 


Marie Catherine de l’Incarnation Rédemptrice, servante quelconque en la Divine Volonté du Tout-Puissant, Unique Dieu.